Des algorithmes pour prédire la dangerosité d’un détenu ou d’un individu, est-ce la voie ouverte vers des procédures arbitraires ?

Prédire la dangerosité future d’un détenu ou celle d’une personne avant même qu’elle ne soit soupçonnée d’un délit, c’est ce que prétend faire la police et les autorités pénitentiaires grâce à des algorithmes censés prédire l’avenir. Au nom du risque zéro, sauf le risque de surveiller des citoyens qui n’ont rien à se reprocher. Infoprisons a présenté le projet pilote zurichois ROS, qui va dans ce sens, dans un précédent bulletin. Aujourd’hui, la plateforme Humanrigths.ch donne l’alerte.
[voir :
Récidive: le modèle centré sur les risques qui s'impose en Suisse alémanique]

Plus : « Prévenir la criminalité, oui. Mais à quel prix ? » ; Alex Sutter, Humanrigths.ch ; paru dans Le Courrier, 22.10.18